• 2 articles tous frais sur Beneylu :

    Partie 1 : Préparons le terrain

    Partie 2 : Une séquence de A à Z

     

    Je vous conseille de compléter cette (saine) lecture par ce très bon diaporama.

     

    A bientôt, et merci encore à l'équipe de Beneylu ainsi qu'aux collègues qui m'ont fourni des images.

    Fils à papa finissant sa production afin de s'initier aux pratiques artistiques

    Fils à papa terminant sa production plastique en deux dimensions.

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  • De la grâce du pastel sec ou comment choisir ses craies de couleurJean Siméon Chardin : Autoportrait au chevalet 1779, pastel 40 x 32 cm – Paris Musée du Louvre

    Le pastel est bien pratique à l'école pour faire du zarpla sans les multiples inconvénients pratiques de la peinture tout en offrant des possibilités plus variées et en étant plus simple d'utilisation que le crayon de couleur.

    Cependant il est parfois bien difficile de s'y retrouver parmi la grande variété de bâtonnets colorés présentés dans les catalogues.

    Un pastel est toujours composé de trois éléments principaux:

    -un pigment, qui lui donne sa couleur

    -une "charge", plâtre ou craie je crois, qui donne sa texture au bâtonnet

    -un liant qui assure la cohérence de la chose.

    C'est ce liant qui diffère selon les différents types de pastels, qui ont par conséquent des propriétés bien différentes.

    On distingue deux grandes catégories : les pastels gras et les pastels secs

     

     

    Les pastels secs

    sont plus anciens (leur invention remonte au XVe siècle). parmi eux on distingue :

    les pastels tendres : Ce sont les plus courants, leur liant est la gomme arabique.

    les pastels durs (peu présents dans les écoles) : Ils sont plus durs (étonnant, non ?) et se présentent souvent sous forme de petites craies à section carrée. leur usage se rapproche souvent davantage de celui d'un crayon.

    les crayons pastels (encore moins présents dans les écoles) : En gros, ce sont des crayons de couleurs avec du pastel sec à la place de la mine. Ils s'emploient donc comme des crayons de couleur sauf qu'à la fin on peut éventuellement fondre les couleurs obtenues comme avec des pastels tendres. 

    On peut parfois utiliser tout simplement des craies de couleur (les mêmes que celles utilisées pour le tableau)

    Les pastels secs sont solubles dans l'eau. quand on les frotte sur le papier ils font une poussière "sèche", qui ne pourra donc pas s'accrocher sur une surface trop lisse: On ne peut donc pas utiliser ces pastels sur du papier machine par exemple. Il faudra donc impérativement avoir du papier à dessin à la surface irrégulière duquel les pigments pourront se déposer. La couleur obtenue est soluble dans l'eau.

    On peut fondre plusieurs couleurs en frottant avec son doigt ou un buvard. D'une façon générale, on peut utiliser les pastels secs de la même façon que le fusain noir, car le principe est le même (une poussière pigmentée qui s'accroche au support) Les pastels secs peuvent tacher les mains et parfois les vêtements mais ils sont faciles à laver puisque la couleur part à l'eau.

     

    Les pastels gras

    sont plus récents (XXe siècle) et le fait que leur liant soit une matière grasse les rend imperméables. Cela permet donc en particulier de nombreux procédés de recouvrement par de l'encre ou de la peinture à l'eau. parmi eux on distingue :

    les pastels à la cire : moins chers, plus durs, plus difficiles à mélanger entre eux. Parmi eux les "crayons à la cire", mais aussi des craies de cire qu'on trouve sous forme de simples bâtonnets.

    les pastels à l'huile :  Plus onéreux, plus tendres, on peut fondre leurs couleurs en les frottant. Leur côté plus onctueux les rend également plus salissants. On peut éventuellement dissoudre ces pastels avec de l'essence de térébenthine et donc fondre les couleurs entre elles. Ce sont eux qu'on peut désigner sous le nom de "craies grasses".

     

    Pour finir (provisoirement) un aperçu des possibilités offertes par les différents types de pastels :

     

    De la grâce du pastel sec ou comment choisir ses craies de couleur

    pastels tendres sur papier à gros grain (pastel card)

     

    De la grâce du pastel sec ou comment choisir ses craies de couleur

    même technique et même support, cette fois en frottant la largeur du pastel directement sur le papier

    De la grâce du pastel sec ou comment choisir ses craies de couleur

    même technique et même support, en fondant ensuite les couleurs entre elles avec les doigts

    De la grâce du pastel sec ou comment choisir ses craies de couleur

    Fond à la gouache appliquée en couche épaisse et irrégulière sur du carton, puis chat réalisé au pastel tendre.

    De la grâce du pastel sec ou comment choisir ses craies de couleur

    Pastels à l'huile sur papier

    De la grâce du pastel sec ou comment choisir ses craies de couleur

    Pastels à l'huile sur papier, détails obtenus en grattant la surface du dessin avec la pointe d'un couteau.

    De la grâce du pastel sec ou comment choisir ses craies de couleur

    Pastels à l'huile sur papier avec usage d'essence de térébenthine pour fondre entre elles certaines couleurs

    De la grâce du pastel sec ou comment choisir ses craies de couleur

    Pastels à l'huile sur papier aquarelle et peinture à l'eau.

     

     

     

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    Ni pastiches ni loisirs créatifs ?

    La Raie de Chardin, copiée par Matisse.

    Pourquoi faire démarrer la plupart de mes séances par l’observation d’une œuvre d’art ?

     

    Cela n’a rien d’évident et je suis loin d'être sûre d'avoir raison !

    Dès le collège (je n’ai pas choisi d’option arts plastiques au lycée, je me suis formée comme j’ai pu en dehors de l’école) je me souviens que nos professeurs nous mettaient en garde contre le risque, alors bien mystérieux pour moi, de faire du « à la manière de ». C’était aussi un conseil qui revenait sans cesse lors de ma préparation à l’épreuve orale d’arts visuels du CRPE.

    Alors, qu’entendaient-ils par « faire du àlamanièrede » ? Si j’ai bien compris, c’est exactement ce que nous faisions la plupart du temps au collège. On nous montrait une œuvre, généralement d’art contemporain, et nous devions faire à peu près la même chose avec le matériel à notre disposition, c’est à dire 3 bouts de ficelle et un ou deux gadgets à la mode (j’ai de merveilleux souvenirs d’un « vaporisateur à bouche », qu’il nous fallait absolument acheter, quitte à faire quatorze boutiques pour le trouver, et qui nous a servi une seule fois en 4 ans). Ensuite le professeur nous complimentait mais nous disait 9 fois sur 10 que c’était quand même « un peu trop du àlamanièrede » puis nous faisaient un laïus sur le grand artiste en question.

    Parfois ils inversaient donc la démarche, nous avions une consigne censée être un peu mystérieuse, et c’est seulement ensuite qu’on nous dévoilait quel grand artiste de la seconde moitié du XXe siècle avait fait la même chose que nous. Pour s’en sortir, il fallait trouver le moyen de suivre la consigne tout en étant le plus éloigné possible de ce à quoi les enseignants s’attendaient de notre part, et surtout baratiner assez bien pour que tout ait l’air réfléchi (j'étais très forte à ce jeu).

    Faire du « àlamanièrede » c’était donc répondre bêtement à la question, tenter de copier le produit fini sans avoir nécessairement compris la démarche qui y avait conduit et sans avoir le matériel ni le savoir-faire qui auraient permis d’arriver à la cheville de l’original.

     

    Faire faire du « à la manière de » en primaire, c’est donc aussi un peu cela, à savoir faire singer des artistes par des élèves de moins de 11 ans, avec plus ou moins de bonheur. Afin que les pastiches soient un peu plus ressemblants, les enseignants vont donc, surtout en maternelle, piocher dans l’art contemporain, mais il faut bien avouer que, à part si l’on se contente de Buren ou de Toroni, et encore, faire croire à des enfants de cet âge qu’ils vont pouvoir se mesurer à des artistes reconnus serait une imposture. Les élèves peuvent vite se décourager en se rendant compte qu’on les « arnaque » en leur faisant croire qu’ils sont des Picasso en herbe alors qu’ils voient bien qu’ils ne font que suivre les conseils de leurs enseignants sans savoir où ils vont. De plus, cela contraint à se cantonner à une toute petite partie de l’histoire de l’art, qui n’est pas forcément celle qui réjouit le plus les enfants à la longue, même si les bambins de moins de 6 ans sont très attirés par les couleurs vives et les formes franches qu’on retrouve souvent dans ces œuvres.

     

    S’inspirer des grands maîtres n’est donc pas a priori l’idée du siècle, d’autant qu’on peut considérer que leur étude est prématurée en primaire. Est-ce vraiment judicieux de leur présenter des tableaux de Léonard de Vinci alors qu’ils ont l’âge des cahiers de coloriages et des cartes pokemon ? N’est-ce pas mettre la charrue avant les bœufs au risque de les dégoûter à jamais de la peinture ?

     

    Pourquoi, alors, ne pas simplement se contenter de laisser les élèves s’exprimer, éventuellement en mettant certaines techniques à leur disposition, voire en leur enseignant certains procédés de façon plus guidée, mais sans leur mettre sous le nez des artistes avec lesquels les écoliers ordinaires n’ont pas grand chose de commun ?

     

    Après tout, je suis très admirative de la démarche de Freinet et des travaux présentés dans « l’art enfantin » par exemple. Or, il ne me semble pas que celle ci se fonde sur des liens avec l’histoire de l’art. Il s’agit plutôt de permettre à l’enfant de s’exprimer le plus librement possible, en lui donnant une gamme de moyens très étendue à cette fin. De nombreux conseils sont échangés entre instituteurs pour que les élèves qui leur sont confiés puissent s’essayer à la sérigraphie, à la peinture à la colle, …

    Les travaux présentés sont de grande qualité et ne peuvent susciter que l’admiration, d’autant qu’ils n’ont rien de médiocres plagiats de peintures abstraites tels que peut les engendrer le « à la manière de ».

    Ni pastiches ni loisirs créatifs ?

    École de Saint-Cado, Morbihan (Photo H. Robic), in art enfantin n°1 décembre 1959.

     

     

    A l’heure actuelle, les « recettes » des enseignants du primaire me paraissent de plus en plus échangées sur les blogs, ou sur pinterest par exemple, et des productions d’arts visuels dignes de catalogues de loisirs créatifs (on est loin des techniques Freinet qui faisaient la part belle à des outils très simples et à des matériaux de récupération, les marchands de fournitures de beaux-arts doivent d'ailleurs se frotter les mains...)  fleurissent un peu partout sur la toile. Souvent ces dernières sont très jolies, bien plus jolies que les pauvres griffonnages de mes élèves, il faut bien que je le reconnaisse.

     

    Malgré tout, je m’obstine… Pourquoi ?

     

    D’une part, le fait de partir d’une œuvre permet une première découverte culturelle et je crois que nos élèves ont le droit de bénéficier du patrimoine mondial de l’humanité, et que ça se fera d’autant mieux, d’autant plus profondément et que ce sera d’autant moins empêché par des préjugés de toutes sortes que la première « imprégnation culturelle » aura lieu tôt. Cependant, cela implique qu’on choisisse des œuvres adaptées et qu’on ne force pas les choses : pas de cours indigestes d’histoire des arts, pas d’images choquantes ou violentes, un grand nombre d’œuvres de toutes sortes afin que tous les goûts qui sont dans la nature puissent s’y retrouver et que les élèves ne se retrouvent pas enfermés dès leur prime enfance dans un seul courant artistique, (que ce soit la peinture surréaliste ou la sculpture précolombienne)

     

    Mais ce n’est pas pour juxtaposer un peu d’histoire des arts et un peu de patouille que je persiste dans la volonté de partir le plus souvent d’une œuvre d’art, c’est bien parce que je tiens à une démarche particulière qui consiste à observer une image et à l’analyser pour en tirer une démarche que l’on réinvestit ensuite dans une production plastique puis plus tard dans d’autres contextes (scolaires ou non)

     

    Ainsi, on ne singera pas l’œuvre en suivant étape par étape un guidage extérieur pour produire une copie (« alors là vous allez faire des rayures à la peinture, comme ça, et comme ça , sur toute la page, avec à chaque fois un écart comme ça , et regarde, ça fait comme du Buren ! » ) mais on en dégagera quelques caractéristiques pour comprendre comment on peut s’exprimer soi-même avec plus d’autonomie que lorsqu’on copie un tableau avec ses 3 godets de peinture à l’eau et son pinceau en plastique sur une feuille A4…

    Dans ce contexte, on ne fait pas croire à l'enfant qu'il va devenir Turner en 3 minutes, mais l'élève pourra avoir pris conscience par lui-même (grâce au guidage de l'enseignant) de certains éléments de l’œuvre. Ainsi il pourra mieux comprendre ce qu'est une ligne d'horizon et comment la tracer que si on lui indique simplement qu'il faut qu'il trace une ligne horizontale sur sa feuille ou à l’extrême inverse, que si on le laisse se dépatouiller en lui disant de "dessiner le paysage qu'il voit" en s'attendant à ce que l'enfant remarque tout seul cette ligne (ou d'ailleurs, en ne s'attendant à rien de tel mais en se désintéressant complétement du résultat obtenu et de son amélioration au fil du temps).

    Par ailleurs, j'ai déjà expliqué que je pensais que les moments d'observation permettaient de développer les capacités des élèves, au niveau de leur analyse de ce qu'ils voient mais aussi du point de vue de leur syntaxe et de leur vocabulaire.

    Évidemment ces considérations portent sur un idéal vers lequel je tends et je ne prétends pas que les élèves qui suivront cette démarche deviendront tous comme par magie extrèmements habiles de leurs mains, mais j'espère qu'ils en tireront tout de même profit.

     

     "Mes" rhinocéros d'après Dürer, sur le blog de doublecasquette.

     

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  • Pratiques artistiques et transdisciplinarité

     

    Parce que les arts plastiques ne devraient pas être simplement une façon de boucler les fins d’après-midi difficiles ou un machin sympa mais qu’on pourrait aussi bien refiler au périscolaire…

     

    La progression d’arts plastiques que j’essaye de mettre en place est censée m’aider à renforcer la synergie entre cette matière et le reste des apprentissages.

    Concrètement, voici les principaux domaines –du moins ceux qui me viennent à l’esprit- dans lesquels mes séances de dessin peuvent renforcer et se trouver renforcées par les autres matières :

     

    L’usage du matériel scolaire

     

    Dès le début de l’année, les élèves de cycle 2 doivent apprendre à se servir de leurs crayons et de leurs divers « outils scripteurs », de leurs ciseaux, leur règle, …

    Autant d’instruments qu’on peut leur enseigner à manipuler plus finement en cours d’arts plastiques.

    Dès les premières séances, ils apprendront ainsi à tenir un crayon correctement (position, pression, entretien de la mine,… ) à se servir des ciseaux pour découper précisément selon une ligne, y compris si elle est courbe ou encore à se servir de leurs crayons pour colorier soigneusement une surface bien délimitée. Cela simplifie plutôt la mise en route de la classe au début de l’année.

     

    Les élèves apprennent également à se repérer dans l’espace, en particulier dans l’espace d’une page (remplir tout l’espace n’est pas simple pour un jeune enfant par exemple) , on peut donc espérer que le travail en dessin les aide à se servir d’un fichier ou d’un cahier (je suis bien consciente que ça ne suffit pas, mais ça ne leur fait pas de mal)

     

    Géométrie

     

    Les élèves tirent profit du fait de se servir des instruments de tracé (règle mais aussi pourquoi pas équerre ou même compas) dans différents contextes.

     

    Au début de l’année, je lie très étroitement certaines leçons de géométrie à des séances d’arts plastiques, en particulier sur les lignes droites, brisées ou courbes, verticales ou horizontales. Les séances d’arts plastiques permettent ainsi d’enrichir le vocabulaire géométrique.

     

    Les ouvrages du SLECC encouragent à faire reproduire régulièrement des frises géométriques, cette pratique est intermédiaire entre arts visuels et mathématiques et même si l’exercice est très complexe au départ pour les élèves qui ne sont pas encore entrainés, ils sont fiers de voir que leurs progrès sont liés à leurs efforts de soin et d’attention.

     

    Le travail en volume en arts plastique (modelages mais aussi pliages,… ) est aussi lié en mathématiques aux premières notions de géométries dans l’espace du cycle 2.

    Français

     

    Vocabulaire et expression orale :

     

    Outre le vocabulaire géométrique, les élèves sont poussés à enrichir leur lexique à chaque séance d’arts plastiques puisqu’ils sont encouragés à décrire les œuvres de référence qu’on leur montre, ainsi que leurs productions et celles de leurs camarades, le plus précisément possible.

    Ces occasions supplémentaires de prendre la parole en public permettent en outre de les entrainer à parler clairement, en posant leur voix et en formulant des phrases correctes et compréhensibles par des tiers.

     

    Compréhension

     

    Les élèves dessinent beaucoup au cycle 2, surtout avant le CE1, lorsqu’il faut qu’ils s’expriment mais ne sont pas encore capables d’écrire beaucoup. On vérifie donc souvent la compréhension en leur demandant de dessiner ( voir les fameux « copie et dessine » ). Or, les enfants qui n’ont pas l’habitude de dessiner sont parfois « bloqués » par la peur de ne pas savoir représenter ce qu’ils désirent. Il arrive aussi que leurs dessins soient effectivement difficilement compréhensibles car très maladroits (certains élèves arrivent à l’école élémentaire en étant encore au stade du « bonhomme têtard » , et il n’est pas simple de savoir si le gribouillis sur la feuille représente bien « un chat bleu dans un arbre » ou si c’est un gorille dans une auto… )

    Découverte du monde

     

    Je fais faire beaucoup de dessins d’observation à mes élèves en découverte du monde. En DDM, ils ont un cahier de travaux pratiques. Au début de l’année, je guide énormément leurs écrits et leurs dessins qui deviennent un peu plus libres lorsque les habitudes sont prises. Ils représentent de façon plus ou moins simplifiée les animaux, les plantes, les objets ou les expériences vues en classe et apprennent à légender leur dessin ou leur schéma. La pratique artistique en parallèle leur permet d’avoir plus d’aisance, mais les séances de DDM sont également une occasion d’affiner leurs compétences en dessin.

     

    Et plus encore

     

    Parmi les activités libres que je laisse en fond de classe, il y a de quoi dessiner librement, mais aussi des coloriages inspirés de classiques de l’histoire de l’art J'en prends certains ici, j'en profite pour remercier le directeur de l'école Rustrel et pour lui souhaiter bon courage). Cela permet des moments de détente mais aussi d’entrainement pour les élèves.

    Il arrive également que je leur fasse illustrer une rédaction, une poésie ou une lecture, ce qui est d’ailleurs, comme je l’ai déjà évoqué, une façon de vérifier leur compréhension des textes.

    Pour toutes ces raisons, je reste attachée à la polyvalence des professeurs des écoles, parce qu’elle rend bien plus facile une liaison forte entre toutes ces composantes de l’apprentissage, ce qui serait bien plus ponctuel et superficiel si c’était un intervenant qui se chargeait de faire faire des arts plastiques à ma classe.

     

     

     

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  • Après l'affiche, l'observation, les explications (voir ici) place au travail :

    On découpe de grandes, voire très grandes robes après les avoir décalquées sur le patron :

    L'infante Marguerite, bricolage pour CE1

    On colorie (ne pas oublier de protéger les tables, ou de prévoir un quart d'heure de nettoyage ensuite)

    L'infante Marguerite, bricolage pour CE1

     

     

    A moins de deux heures des vacances, un jour de pluie qui interdit toute récréation dehors, on sent que les élèves sont surexcités et incapables de rester en place. Chacun sait que les activités artistiques sont génératrices de désordre et d'agitation... On voit bien aussi combien ces enfants seraient mieux avec un animateur de TAP plutôt qu'à s'ennuyer ferme à ne faire que du français et des maths en classe.

    L'infante Marguerite, bricolage pour CE1

     

    Enfin les petites princesses prennent forme

    L'infante Marguerite, bricolage pour CE1

     

    Et on termine avec une lecture offerte, commentée et expliquée pendant que les cartables sont rangés et la salle nettoyée...

     

    Et ouf, on peut partir en vacances...

     

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