• Avec un vieux vieux dessins de l'époque où j'avais le temps de dessiner, destiné à son projet de manuel de littérature pour CE1, je vous signale une série d'articles de Doublecasquette qui explique comment raconter des histoires aux enfants, inspirés par Miss Sara Cone Bryant.

     

    Ici c'est le conte étiologique "pourquoi les arbres résineux gardent leurs épines en hiver", que j'avais voulu illustrer d'après Miss F. Holbrook, (Mythologie de la Nature) dans sa version adaptée par Miss Sara Cone Bryant.

     

    Pourquoi les résineux gardent leurs épines l'hiver et comment on peut lire des histoires aux enfants.

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    Étant actuellement très prise par des considérations domestiques multiples, j'ai laissé quelque peu en plan le monde de l'internet et des querelles pédagogiques diverses mais pas si variées.

    Quelle ne fut pas mon émoi à la lecture récente de cette phrase de notre ministre à tous qui fait buzzer dans les chaumières depuis quelques temps... Enfin, du nouveau dans l'univers impitoyable de la guerre de cent ans des méthodes!

    « Entre quelque chose qui ne marche pas – la méthode globale – et quelque chose qui fonctionne – la syllabique –, il ne peut y avoir de “compromis” mixte. »

    En réalité, je crois que cette phrase s'oppose directement à ceci, qui est TRÈS courant actuellement (et là je vous ressors un vieux dessin parce qu'à l'EN rien de nouveau)

     Le retour de la revanche de la guerre des méthodes de lecture contre attaque

     

    Si le ministre prend en compte désormais, au moins dans son discours, ce qui est réellement efficace et ce qui ne l'est pas, j'en suis toute zémue, car ce n'est pas une évidence pour tout le monde...

    un petit lien pour se faire peur

    Cependant, il reste un problème. Il réside dans la définition des qualificatifs "syllabique", "mixte" et "globale". Tant qu'on reste à la définition que semble en avoir M. Blanquer, tout va bien :

    > méthode syllabique = ce qui fonctionne

    > méthode globale = ce qui ne marche pas

    > méthode mixte = compromis bancal qui ne fonctionne pas

     

    Et il est vrai qu'il y a sur le marché énormément de méthodes qui se prétendent mixte mais que Catherine Huby qualifierait de "chambre à part". On fait comme expliqué plus haut, du code le matin, de la lecture magistrale l'après midi, et on a l'impression d'avoir fait le job, sauf qu'en l'ayant découpé en petit morceaux, la voiture lecture fonctionne beaucoup moins bien, forcément.

    Le retour de la revanche de la guerre des méthodes de lecture contre attaque

    Pourtant, toutes les pièces sont là ! Où est le problème ?

     

    Et si... Et si on pouvait utiliser une méthode mixte sans compromis ? Une méthode qui allierait son et compréhension, écriture et lecture, syllabique et littérature

    Le retour de la revanche de la guerre des méthodes de lecture contre attaque

    Si si, ça existe, il en existe même plusieurs sur le marché... Un exemple ici (c'est celle que j'employais personnellement, je la mets ici parce que je sais qu'elle fonctionne ! )

     

    Le retour de la revanche de la guerre des méthodes de lecture contre attaque

     

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  • Cette image est destinée à illustrer la vie quotidienne des hommes en France au Magdalénien dans le cadre du programme "questionner le monde" au cycle 2.

    Je l'ai réalisée pour Catherine Huby, mais si vous voulez l'utiliser, je serais ravie d'avoir vos retours. Si vous êtes férus d'Histoire et que vous pensez que, malgré toutes mes recherches, il reste des éléments anachroniques dans cette planche, n'hésitez pas à nous le signaler !

     

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    Personne ne me demande mon avis mais je suis un peu perplexe devant le nombre de gens et surtout d'enseignants (=êtres humains qui enseignent) qui trouvent "tellement nécessaire" l'idée de mettre des .e.s partout parce que "tellement oppressif" l'usage du masculin pour parler d'un groupe constitué d'hommes et de femmes...

    Personnellement je me sens un peu agressée au contraire chaque fois qu'on souligne ainsi la distinction de sexe dans des contextes où elle n'a aucune importance.

    En plus, j'ose à peine l'écrire car je sais qu'on va me prendre pour une naïve et une traitre à ma cause, mais je ne vois vraiment pas le rapport entre le genre grammatical et le genre des individus dont on parle. Sérieusement, on passe des années à répéter aux élèves que NON on ne peut pas dire "féminin c'est pour les filles, masculin c'est pour les garçons, ta chaise là, Toto, ce n'est PAS une fille, et ton crayon ce n'est PAS un garçon.", si c'est pour s'écharper une fois adulte sur le fait qu'on effacerait les femmes en ne mettant pas des .e.s partout, je désespère !

    Il faut dire aussi que je n'ai aucun avis sur la féminisation des noms de métiers. J'ai eu beau essayer de m'y intéresser je ne sais pas du tout s'il vaut mieux dire un juge ou une juge, un auteur ou une autrice pour parler d'une femme. En fait je m'en fiche. Pour moi l'important reste qu'on soit bien conscient qu'une personne qui écrit peut être homme ou femme sans que ça ne change grand chose. Et non, je ne crois pas une seconde que l'écriture inclusive puisse améliorer cela.

    Attention, écriture exclusivement non-inclusive !

     

    Sinon tant qu'à vouloir faire évoluer la langue à coups d'injonctions verticales, je propose qu'on recommence tous à s'appeler citoyens, citoyennes plutôt que monsieur, madame. On a pu voir par le passé l'efficacité de la chose après tout !

     

    Attention, écriture exclusivement non-inclusive !

    Apparemment ses revendications n'incluaient pas l'écriture inclusive

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  • Très très régulièrement (souvent en septembre pour fêter la rentrée des classes, mais pas seulement !) les médias ressortent l'inusable "querelle des méthodes de lecture".

    En général, ça donne quelque chose de ce genre :

    Vive la lecture en sons simples !

    Vive la lecture en sons simples !

    Vive la lecture en sons simples !

     

    En fait, les émissions de type "débats de spécialistes" doivent adorer ce sujet. Il permet en effet à peu de frais d'opposer deux positions théoriques contradictoires (syllabistes vs globalistes) qui ne sont en réalité jamais appliquées telles quelles en classe. On fait semblant ensuite de réinventer l'eau tiède en "mélangeant un peu des deux" et en appelant ça "méthode mixte". Sauf que ça ne fonctionne pas comme ça.

    Si la "méthode mixte" consiste à faire de la syllabique à coup de tableaux d'encodages abstraits à 8h (b et a ça fait ba, b et u ça fait bu,...), puis de la globale sous forme de mots outils à ingurgiter par dizaines à 10h et enfin à 16h de la "compréhension" en étudiant un album jeunesse que les élèves seront incapables de déchiffrer eux-mêmes... alors on a peu de chances d'aboutir à la fin de l'année à une classe entière de lecteurs autonomes.

    Le déchiffrage est en effet indispensable à la lecture, mais pour être utile il faut qu'il soit tout de suite réemployé pour lire de vraies phrases, puis de vrais textes.

    Il faut donc employer une méthode alphabétique , quelle qu'elle soit du moment qu'elle fonctionne... Elle ne contiendra pas nécessairement beaucoup de tableaux de syllabes mais s'appuiera en permanence sur le code alphabétique de la langue pour enseigner les correspondances entre les lettres et les sons de façon systématique.

    Or, le reproche fait le plus souvent à ces méthodes, c'est qu'au moins au début, elles ne permettent pas aux enfants de lire de "vrais textes"."textes riches" qui seraient donc l'apanage des méthodes à fort départ global. En réalité, on obtient alors souvent des élèves brillants qui donnent seulement l'illusion de lire et ont en fait appris par cœur leur page de lecture...

    Vive la lecture en sons simples !

    En effet, si on veut que les CP puissent déchiffrer tout ce qu'ils lisent, il va falloir se contenter de sons simples à décoder. Exit donc au début les "an", les "oi", ou même les suite de consonnes comme "pr, tr, cr,...". On se retrouve alors rapidement avec des pages de syllabes et pseudos mots dans certains ouvrages et dans d'autres avec des "la pipe de papi a fumé" à n'en plus finir. Rien de très stimulant pour les jeunes esprits, donc !

    Il y a donc un moment très frustrant pour l'apprenti lecteur, celui pendant lequel il est en train d'apprendre à lire, mais n'est capable de lire pratiquement rien dans la vie.

    Vive la lecture en sons simples !

     

    C'est pour les apprentis lecteurs qui ont besoin de prendre confiance et envie de lire de vraies histoires que Muriel Guitton avait créé "Poky et Lucas", que j'avais ensuite illustré.

    à l'époque, le petit chien n'ayant pas trouvé d'éditeur, l'auteure l'avait auto-édité. En effet, l'intérêt de Poky était qu'il permettait à l'enfant d'être en présence du véritable "objet livre", qui marquait son statut de lecteur, alors qu'en lisant sur fiche ou sur manuel, il ne prenait pas conscience qu'il commençait à savoir lire "pour de vrai" et pas seulement "pour l'école".

    C'est à destination du même public qu'a été créée la collection "vive", écrite par Laurence Pierson.

    Il s'agit de jolis petits bouquins de poche, avec une couverture souple à rabats qui donne l'occasion aux petits-plus-si-petits de dévorer un vrai roman de la première à la dernière page sans aide de l'adulte.

    Chaque récit met en scène un héros attachant que l'on suit dans des aventures répétitives (pour ne pas décourager le jeune lecteur) mais amusantes (pour ne pas risquer de le lasser)

    Vive la lecture en sons simples !

    Extrait de "Lila la petite fée"

    En ce qui concerne l'illustration, je n'y suis pour rien (d'ailleurs je n'y suis pour rien du tout dans cette collection et je n'ai pas d'action chez Samir éditeur) ! C'est l’œuvre de Jonathan Blezard. Elle convient parfaitement pour des enfants de 5 à 7 ans (globalement de fin de grande section/début de CP  ou de Ce1 quand l'apprentissage de la lecture n'a pas fonctionné l'année du cours préparatoire pour une raison quelconque). Le trait n'est pas du tout bébé mais drôle, vif et immédiatement déchiffrable, comme le texte !

    Vive la lecture en sons simples !

    Alors n'hésitez plus si vous avez dans votre entourage un ou des gamins qui commencent à associer lettres et sons et n'en peuvent plus de devoir demander constamment "et là il y a quoi d'écrit? Et ça fait quoi "o-i-n" comme son? " vous pouvez commander par ici ou aller chez votre libraire préféré !

    (et puis sinon peut-être qu'un jour Poky sera adopté par un pro, ou que Titine disparue (un projet d'album destiné aux plus jeunes) trouvera aussi un gentil éditeur qui voudra d'elle !

    Vive la lecture en sons simples !

    Étude pour "Titine disparue" un projet d'album à chercher entièrement en sons simples.

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